« Il est Beth Din, t’inquiète. » Tout le monde a déjà entendu cette phrase. Souvent elle est vraie. Parfois elle date d’il y a trois ans, d’une autre adresse de la même enseigne, ou du cousin qui y a mangé une fois. Bonne nouvelle : il existe une source publique pour vérifier, et c’est exactement celle que Keila utilise. Voici comment on s’en sert, et comment tu peux t’en servir toi aussi.
Si tu cherches plutôt à lire le papier accroché en vitrine (portée, date, organisme), on l’explique dans Beth Din, Loubavitch : comment lire un certificat casher. Ici, on parle de l’annuaire.
La source : l’annuaire public du Beth Din de Paris
Le Beth Din de Paris publie un annuaire des commerces qu’il surveille, sur le site du Consistoire (consistoire.org). C’est lui qui engage son nom, donc c’est lui qu’on va voir, pas un forum ni un groupe WhatsApp. Keila le désigne sur les fiches comme « l’annuaire officiel en temps réel du Beth Din de Paris ».
Au 5 octobre 2026, le catalogue Keila compte 106 adresses avec une certification documentée, toutes issues de cet annuaire, toutes vérifiées le 2 octobre 2026. L’annuaire en classe 86 comme restaurant bassari et 20 comme restaurant halavi. 74 sont à Paris, 32 en proche banlieue. Et toutes portent sur l’établissement entier, pas sur une partie de la carte.
Ce que Keila vérifie, adresse par adresse
Une ligne dans un annuaire, c’est un nom et une adresse. Pour qu’une fiche Keila affiche « certification documentée », il faut que les deux collent avec le restaurant de la fiche. Concrètement, pour chacune des 106 :
- L’adresse complète correspond : numéro, rue, code postal. Pas « à peu près dans le quartier ».
- Le titulaire est rapproché de l’enseigne : par nom identique pour 64 adresses, ou par un alias explicite, revu à la main, pour les 42 autres.
- Le type est relevé tel que l’annuaire le donne : restaurant bassari ou restaurant halavi.
- La date de vérification est affichée sur la fiche.
L’alias, c’est le cas le plus courant de confusion. L’annuaire liste le titulaire, pas forcément le nom écrit sur la devanture. À Sarcelles, la fiche Sergioh! correspond au titulaire « CHEZ SERGIO » au 28 boulevard Albert Camus. Bassof, à Levallois, apparaît comme « BASS OF ». Et chaque Chlew est listé sous « CHLEW », adresse par adresse. Même lieu, deux orthographes : on vérifie que c’est bien le même, et on le note.
Ce que l’annuaire ne dit pas
On préfère te le dire avant que tu le découvres. L’annuaire du Beth Din de Paris ne publie ni copie de teouda, ni référence individuelle, ni dates de validité. Il dit « cet établissement, à cette adresse, figure dans la liste ». C’est déjà beaucoup. Mais ce n’est pas le document lui-même, et la fiche le précise.
Il ne dit pas non plus si le couscous est bon, si on peut réserver pour quinze ou si c’est ouvert vendredi à 15 h. Pour ça, il y a la carte, les horaires indicatifs et le téléphone. Et pour ce qui veut dire bassari ou halavi au quotidien, on a écrit Bassari, Halavi, Parvé : comprendre les restaurants casher.
Pourquoi on revérifie
Une liste en temps réel bouge. Un restaurant ferme, change de propriétaire, change de surveillance. Si Keila relevait l’annuaire une fois et l’affichait pour toujours, on finirait par te dire oui sur une information périmée. Alors chaque certification documentée a une date de vérification, et elle est revérifiée régulièrement. Les 106 actuelles ont été vérifiées le 2 octobre 2026.
La règle est simple, et elle est stricte : une certification ne compte comme un oui que si sa vérification est à jour. Sinon, elle s’affiche « révision en attente » et ne sort plus quand tu filtres sur une certification.
Et ce n’est pas une hypothèse. Fin septembre, sept preuves du Beth Din de Paris étaient justement en « révision en attente » : la revérification n’avait pas encore été faite. Pendant ce temps, l’app ne les comptait pas comme un oui. Elles ont été revérifiées le 2 octobre. C’est pénible, oui. C’est le but.
Une adresse, pas une enseigne
Le piège classique : « Bozen, c’est Beth Din. » Peut-être, mais lequel ? Une certification s’applique à une adresse, et Keila ne la recopie jamais d’une succursale à l’autre. Dans le catalogue, Bozen Villiers, Bozen Iéna, Bozen Trocadéro, Bozen Paris 19, Bozen Voltaire, Bozen Levallois et Bozen Boulogne ont chacun une certification documentée, adresse par adresse. Bozen Charenton et Bozen Vincennes, eux, n’ont pas de certification documentée sur leur fiche à ce jour.
Ça ne veut pas dire qu’ils ne sont pas surveillés. Ça veut dire que Keila n’a pas rapproché ces deux adresses d’une ligne de l’annuaire. Tant que ce n’est pas fait, la fiche ne dit pas oui. Si tu y vas, regarde la teouda sur place. Les exemples par quartier sont dans les restaurants casher de Levallois-Perret et ceux de Charenton, Saint-Mandé et Vincennes.
Supervision indiquée, déclaration, certification
Sur une fiche, trois choses peuvent parler de cacherout, et elles ne pèsent pas pareil :
- Certification documentée : l’organisme nomme l’établissement à cette adresse, dans une source publique datée. Aujourd’hui, c’est l’annuaire du Beth Din de Paris.
- Déclaration du restaurant : le restaurant écrit lui-même qu’il est casher, sur son site ou sa carte. Utile, mais ce n’est pas une certification.
- Supervision indiquée par un annuaire : un annuaire casher cite un organisme. C’est une observation, affichée « à confirmer ».
Et oui, ça arrive souvent : un annuaire indique « Beth Din de Paris » pour une adresse qui n’a pas de certification documentée sur sa fiche. Dans ce cas, l’app ne dit pas oui sur la foi de l’annuaire. Elle affiche ce qu’elle sait, avec sa source. Keila ne certifie rien elle-même : elle vérifie des sources et te montre leur nature. Le détail est sur la page méthode.
Vérifier toi-même en quatre gestes
- Cherche dans l’annuaire du Beth Din de Paris, sur consistoire.org : le nom, ou la ville si le nom ne donne rien.
- Compare l’adresse exacte : numéro et rue. Une enseigne à deux adresses, ce sont deux vérifications.
- Compare le nom : si l’enseigne diffère du titulaire listé, assure-toi que c’est bien le même lieu, et regarde le type, bassari ou halavi.
- Sur place, regarde la teouda et sa date. En cas de doute, demande. Un restaurant sérieux la montre sans soupirer.
Ou, plus court : ouvre la fiche dans Keila, la source et ses deux dates sont dessus. Les adresses du 17e, l’arrondissement qui en compte le plus, sont rangées par niveau de preuve dans les restaurants casher du 17e, et la vue d’ensemble est dans où manger casher à Paris par arrondissement. Toutes les fiches sont aussi sur la liste des restaurants, et le filtre par organisme est dans l’app Keila, bientôt sur l’App Store.
Paris 8e · Bistronomie française
Certification documentée : Beth Din de Pariskavod.fr(site officiel, nouvel onglet)
Paris 8e · Italienne et lactée
Certification documentée : Beth Din de Pariskavod.fr(site officiel, nouvel onglet)
Paris 9e · Tunisienne
Certification documentée : Beth Din de Parisdouieb.eatbu.com(site officiel, nouvel onglet)
Questions fréquentes
Comment savoir si un restaurant est certifié par le Beth Din de Paris ?
Keila délivre-t-elle des certifications ?
Pourquoi une certification peut-elle passer en « révision en attente » ?
Un annuaire dit « Beth Din », la fiche ne dit pas certifié : qui a raison ?
L’annuaire du Beth Din donne-t-il la date de validité du certificat ?
Vous tenez un restaurant surveillé par le Beth Din de Paris et votre fiche ne le montre pas encore ? Envoyez-nous l’adresse telle qu’elle figure dans l’annuaire, on la rapproche et on l’affiche avec sa source : espace restaurateurs.